finalement, Paris, c'est pas si mal…
… mais Avignon, c'est mieux !
après deux heureuses semaines d'intense pérégrination, me voilà de retour, revenue de très loin semble-t-il, revenue de beaucoup de fatigue et de peu d'espoir… mais revenue quand même, malgré des
rêves de fuite toujours plus proches, toujours plus tentants, revenue malgré l'envie tenace d'aller explorer, à l'improviste et toute seule, des échantillons d'avenirs possibles, juste l'espoir de
quelque chose d'autre : autre ville, autre vie, autre quoi ?
bref. je retrouve Paris, la douceur de ce ciel-là aussi, et sous mes fenêtres, les marronniers en fleur. que demander d'autre ?
j'ai dit que j'ai pérégriné, ce n'était pas tout à fait exact. officiellement, je suis allée à Avignon, rêvasser sur une île, une vraie, jolie comme tout sous le soleil et le mistral ; après, j'ai
traversé la France entière en train pour retrouver la Normandie, les prairies familières, la vie de là-bas dont on ne se lasse jamais.
je me souviens de la Sorgue de René Char, et de la vraie Sorgue, et de ses eaux bleues, de la poésie des canaux de L'Isle-sur-la-Sorgue. je me souviens de Saint-Michel-l'Observatoire, les marches
de pierre de la petite chapelle et, au-delà, les dômes argentés de l'observatoire de Haute-Provence (que vous connaissez tous, bien sûr) ; et surtout de la sensation intense que, de là-haut, dans
la splendeur d'un vieux souvenir mêlée au bonheur d'être là, pas besoin de téléscope pour découvrir de nouveaux mondes. je me souviens d'Avignon, des rues ensoleillées, de la fraîcheur d'un musée,
de la grâce infinie des tableaux italiens. je me souviens de l'île de la Barthelasse à vélo, "heaven on earth" s'il en est. je me souviens que j'ai plein de choses à vous dire.
je me souviens qu'en fait, grâce à un certain musicien à la voix d'or, je suis allée beaucoup plus loin, mais chut, ne le répétez pas, ce sera mon secret ! j'ai vu Prague, Bratislava, Brandenburg,
Prenzlauerberg ; j'ai envoyé à tout le monde des "Postcards From Italy" ; j'ai regardé le soleil se lever sur les marches d'une église ; j'ai marché sans fin dans le sable ; j'ai fabriqué un
cerf-volant, même si "
Kite making, you assured me, was not your speciality" ; je suis allée à Nantes, bien sûr ; j'ai rêvé enfin.
je suis contente de vous retrouver, celles et ceux qui étaient à Milan, en Arménie, en République dominicaine, à Venise, anywhere :D
courage pour cette dernière ligne droite avant le bac - et des jours de soleil encore, avec vous tous.
les textes — conséquence de cet afflux de bonheur et de lumière, pendant quelques jours fragiles — arrivent bientôt.
mieux vaut tard que jamais!!!!!!!!!!!