(médite bien sur les sens métaphoriques subtils de ce titre ^^)
"insupportable lourdeur de l'être", je m'interroge encore sur la profondeur de cette heureuse parole. c'est cela, en fait, le mot qui résumerait le mieux cet état indéfini… "du sol au ciel de ton
Etat, tout n'est que gel, réchauffe-toi"
émotions mêlées - absence d'émotions - je m'interroge.
je m'excuse pour ceux que j'envoie violemment bouler alors que j'ai plus besoin d'eux que jamais, et que tous leurs efforts sont encore le seul chemin que je vois vers
M. Sourire. (je sais que vous savez que je parle de vous, pas besoin de trop en dire - merci - et encore désolée)
je m'excuse aussi pour ceux que j'embête parce qu'à certains moments, le désespoir me fait suffoquer, et qu'il faut alors que je me jette dans la première paire de bras tendus vers moi - ceux-là
aussi se reconnaîtront.
Emeline n'a plus le courage d'être celle qu'elle avait à coeur d'être pendant tout ce temps.
"ce vieux bâtiment ruineux, mon imposture…" (Sartre)
non, je ne traverse aucunement une crise existentielle. le mot vous fait peur ? à moi aussi. je ne sais plus. je ne comprends plus.
je voudrais préserver les quelque "happy few" (
Mme L., sors de ce corps !) qui ne récoltent que des coups de griffe bien envoyés de ma part, alors qu'ils en
font tant pour moi.
par avance, excusez-moi - excusez-
moi, incohérente, épuisée, incompréhensible, furieuse, étouffée.
moi tout de même ?
je cherche encore, croyez-moi. j'essaie de comprendre, je pars en quête de quelques mots qui pourraient me guider, je liste les exemples de "ce qui ne va pas".
"qu'est-ce qui va pas ?! ça va pas ?! qu'est-ce qui t'arrive ?!"
capable de nuits sans sommeil parce que Beirut a… vous savez quoi, je ne tiens pas à m'épancher sur le sujet, V. et C. ont déjà l'épaule inondée de mes gémissements, ça suffit comme ça.
capables de grognements parce que mes faiblesses, comme les cailloux blancs du Petit Poucet, se révèlent dans la lumière d'un clair de Lune moribond : oui, je suis insupportable, Non, je ne sais
pas distinguer la gauche de la droite (sauf en politique…
clara pas taper pas taper au secouuuurs !!), et d'ailleurs je sais pas faire le saut de biche malgré
les efforts de mes professeurs danseuses émérites (L), Oui, je suis somnambule, Oui, je m'effondre, là, devant la perspective d'un examen, un truc comme ça, Non, je sais pas encore ce que je vais
faire pendant les vacances de Pâques, Non, ce n'est pas de ta faute, Oui, tu as très bien compris ce que je voulais dire.
et Non, je n'ai pas envie de me justifier (n'est-ce pas beloved K.)
j'ai encore envie de te dire : "keep on fighting", ma belle, parce que oui, tu es la deuxième personne à qui je le confie, mais j'envisage très sérieusement de me mettre à l'ukélélé rien que pour
te prouver que les cordes de guitare, si elles se cassent brutalement en griffant douloureusement l'air qui les entoure, peuvent sonner très doucement si quelqu'un les cajole… =D
une photo que l'on voyait beaucoup sur les blogs banals des adolescentes futiles que nous avons toutes été… mais regarde-la bien, je t'en prie.
je suis là -
just in case.
j'abrège, je sens que je divague. j'en profite pour souhaiter un bel anniversaire à vous deux, vous que je voudrais presser passionément contre mon coeur - rassurez-vous, vous y êtes,
quoi
qu'en die ledit coeur (et en plus, mes phrases, ces énigmes à pattes, sont incompréhensibles !)
Elle se mit à courir dans la nuit tombante, rythma de sa course les pavés de la rue, comme pour inscrire profondément dans le sol le bruit de ses pas. Comme si le
martèlement désespéré de ses talons pouvait lui témoigner tout l'amour qu'elle avait pour lui. Courir la laissa épuisée - à la fois infiniment triste comme après un grand bonheur, et
désespérément heureuse comme à la perspective d'une douce consolation. Autour d'elle, les arbres chargés de pluie et de grêlons gouttaient tout doucement dans le soir fondant.