World War III, when are you coming for me ?
désolée, gens que j'aime, je ne donne guère de nouvelles ces jours-ci. je suis étrangement troublée :
heureuse avec toi/incrédule au lycée
débordant de vie/traînant des pieds comme tant de fois dans cet hiver
rêveuse/écrasée de réalité
…
voilà voilà.
je n'ai même plus le temps de lire, à peine quelques pages avant de m'effondrer épuisée, j'en suis réduite à fantasmer sur les livres que j'ai terriblement envie de lire :
Au Château
d'Argol en tête,
To The Lighthouse,
L'Education Sentimentale, René Char encore et toujours.
une semaine de fête, de rires et de soirées claires, toujours avec toi, un bonheur trop précieux =)
un fragile éclair d'espoir, à la campagne le week-end dernier : le ciel est pur comme jamais dans nos contrées, il y a Orion qui perce le ciel à la poursuite des autres étoiles, il y a les noms de
ces constellations que je connaissais si bien avant : je les égrénais comme une mince prière, le soir, sur une terrasse familière, seule au monde face au monastère perdu dans une nature éternelle.
Majorque sauvage, Majorque des cris d'oiseaux perdus dans les collines, Majorque des "coups de Lune" (paraît que ça rend fou ^^),
le ciel au bout de nos doigts.
à la campagne aussi, de grandes marches dans les champs, l'herbe qui crisse sous mes pieds, durcie par le gel ; des plaques de glace qui retiennent prisonniers de minces éclats de feuilles, des
minces brins de vie.
la sensation fugitive d'être en vie, trop en vie.
tout ça pour retrouver, dans le même serrement de coeur, le lycée et sa vie fatiguée, la prof qui me donne envie de crier quand elle
la fait souffrir.
heureusement que j'ai vu Louis Garrel dans la rue (si si, encore !!!! :D :D :D)
que j'ai parlé avec vous — avec toi et tes serments auxquels Laurène et moi avons très envie de croire !
que je t'ai vu toi, encore merci — and happy birthday darling :)
que je ronronne comme un chat — comme mon chat, mon taré de chat que vous connaissez tous ^^ — à la perspective de ne plus rien faire de la semaine.
je fais des rêves étranges, ça alors ! je ne savais pas qu'il avait des talents de prédiction, j'ai presque envie d'y croire maintenant qu'un rêve, rien de plus qu'un rêve, m'a mis cette idée
dans la tête. je rêve de marcher encore dans un Paris désert et compréhensif avec lui. je rêve que cette Troisième guerre mondiale ne viendra pas me pourchasser ; je fuirai avec toi s'il le faut,
tu sais.