les Latins avaient un incroyable sens de la poésie, vous ne trouvez pas ? lana, tu te souviens comme moi, je pense, du texte où le poète était si heureux qu'il disait effleurer les nuages des
pieds, marchant dans le ciel… j'avais trouvé ça magnifique.
Properce encore, le même poète, que nous avons traduit aujourd'hui.
vous savez que ces mots-là sont pour vous tous.
Tu modo, dum lucet, fructum ne desere vitae !
omnia si dederis oscula, pauca dabis.
Ac veluti folia arentis liquere corollas,
quae passim calathis strata natare vides,
sic nobis, qui nunc magnum speramus amantes,
forsitan includet crastina fata dies.
(juste pour le plaisir de la musique de cette langue…)
Mais toi, tant que le jour luit encore, ne renonce pas au fruit de la vie !
Tous les baisers que tu pourras donner sont peu de chose.
Et comme les feuillages qui perdent leurs couronnes desséchées,
Que tu vois flotter çà et là, tombés à la surface de nos coupes,
De même pour nous, amants aujourd'hui pleins de grandes espérances,
Demain viendra peut-être clore notre destinée.
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