une semaine à être épuisée aussi, à ne faire rien de bon, à espérer que ça s'arrête.
ça a fini par s'arrêter effectivement. une mini-renaissance alors ? (lanachérie, tu vois, l'ami René n'est jamais très loin en ces temps de brumes et de rêveries…)
une semaine à attendre que Monsieur Andante Amoroso me rende ma feuille de solfège. mais ça, c'est pas grave, merci, victor, heureusement que t'es là pour me donner envie d'aller au solfège
chaque lundi :D
une semaine à attendre ce formidable week-end avec mon papa.
la semaine d'un double anniversaire, dont l'un a été "célébré" ici. deux anniversaires qui, curieusement, restent en travers de la gorge, ou comment avoir plus mal encore lorsqu'on se
souvient.
(à ce propos… quelqu'un connaît la devise du Québec ? c'est
Je me souviens. c'est beau, je trouve. vive le canada, quoi)
la semaine où je suis allée voir le spectacle de Raimund Hoghe à Beaubourg, aussi. ça, ça mérite d'être raconté.
Raimund Hoghe, c'est un ancien assistant de la chorégraphe Pina Bausch ; aujourd'hui, il met en scène et danse lui-même ses propres spectacles. sauf que Raimund Hoghe est bossu. si si. et son
corps, si différent de ce que l'on attend normalement d'un danseur, réalise à chaque fois quelque chose de magnifique. je l'ai vu vendredi et je n'avais jamais rien vu de tel. il avait l'air si
fragile et si fort à la fois lorsqu'il est entré sur la scène et a commencé à en faire le tour, lentement, plusieurs fois, en une marche régulière et un peu déformée, comme pour montrer, tout
simplement, la douleur, la fatigue, la lassitude. ensuite, quelque chose de sublime, simplement sublime, avec plusieurs danseurs. l'un d'entre eux, comme un rêve, une danse irrésistible. deux
heures fascinées à regarder, rêver, ne pas se poser de question. et puis, quand j'ai compris que c'était fini, le coeur qui se décompose, qui éclate de compassion, d'admiration, de plein
d'autres choses en -tion. des larmes, pas de tristesse, mais des larmes comme il paraît qu'on en a devant le spectacle pur de la beauté.
voilà tout ce que je dirai sur Raimund Hoghe ; au-delà, rêve et souvenir se mêlent.
Fureur et mystère tour à tour le séduisirent et le consumèrent. Puis vint l'année qui acheva son agonie de saxifrage.
(mais c'est René, évidemment !)
bref, c'était magnifique :)
sinon, quoi d'autre ? ah, les expos du week-end !
par exemple, l'installation extraordinaire de Kiefer au Louvre, quelques gouttes de rêve entre les colonnes du musée.
au fait, pour ceux qui se posent la question… "sternenfall", c'est de l'allemand, ça veut dire Chute d'étoiles et c'est emprunté au titre d'une exposition de cet artiste allemand, Anselm
Kiefer, peintre et sculpteur adoré depuis longtemps. j'aimerais bien vous montrer une de ses oeuvres, mais je crains fort la législation pour les droits d'auteur et tout ça, excusez-moi ^^
sinon, allez tous à la Fondation Cartier, c'est une très belle exposition en ce moment. Lee Bul, Robert Adams, c'est beau, c'est magique, même féerique, ça devrait plaire à milk-shake girl, une
fois qu'elle sera sortie de son lit... ;-(
bon, je vais ptêtre m'arrêter là, non ? je vais garder des forces pour vous écrire à nouveau cette semaine :)
pour finir, je dirai un merci sans égal à maumory. j'ai dit plus haut que, parfois, je parle trop, mais ça ne vaut pas pour cette fois, au contraire, c'était merveilleux, c'était génial qu'on
parle enfin comme ça. j'ai confiance, je t'aime, je rêve, je garde les yeux ouverts, je souris, je t'aime.
luv à vous tous, et à très vite,
mina.