Lundi 3 décembre 2007
je ne sais pas quoi penser. le monde tourne dans un sens qui m'échappe, la lune s'enfuit et je la pourchasse, les étoiles tombent comme nos rêves et je n'y comprends rien.
margaux est malade et ça me rend triste.
mon amoroso préféré est allé tout seul au solfège, eh oui, j'y suis pas allée, c'est mal.
R. raconte n'importe quoi, et mon ptit coeur tout mou ne sait pas quoi penser.
J. m'a redonné en un minuscule texto l'envie de vivre.
J. a dit quelques mots qui ont gonflé mon coeur d'un espoir incroyable.
un espoir familier, si doux et si proche, comme si j'avais toujours su que c'était vrai.
J. rend le sourire à la plume vagabonde.
Laurène a dit que mes textes qu'elle a lus sur ce blog lui ont donné envie d'écrire des poèmes en anglais. c'est peut-être le plus joli compliment que j'aie jamais entendu. merci roussinette :)
mina est en colère, mina râle, mina crie, du moins voudrait crier. merde aux échos du désert, merde à R. perdu dans le brouillard, merde à plein de choses et en premier lieu à ce ptit coeur fragile.

Is it a dream, is it a lie ? I think I'll let you decide !
(Arcade Fire, Power Out)

I hope it's a lie.
lying would be better than facing such an ominous truth.
if that's the truth, just keep it for yourself.
hold it and run away with it.
let silence fall on us,
so that my hands will find yours in darkness.
anyway…
who's lost, me or you ?
who will pay for our crimes ?
I'm leaving,
there's no way home.
it's no dream and it's no lie,
it's the sound of you walking away.
you're
not
there
anymore.

OH PLEASE DON'T GO — WE'LL EAT YOU UP — WE LOVE YOU SO !
Maurice Sendak, Where the Wild Things Are.

bon, peut-être est-il temps que je décide que tout est dit, non ? allez, bonne nuit tout le monde, ceux que j'aime et les autres aussi ;)
par mina
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 3 décembre 2007
c'est une sorte de conte triste, écrit hier, ou peut-être avant, ou peut-être jamais…

Escapes & else

She was walking outside and night kept falling over her.
But wolves waking up in woods
And the indifferent voices of her parents
She couldn’t hear.
So she ran away through woods and dreams
And she found herself walking in such a strange lonely silent funny forest
Where she could run and cry and even fade away
Without meeting anyone else out of that world.
She travelled through moonlights and she could feel
That monsters were opening their stone eyelids.
And moonlight grew darker and darker ‘till there was no chance for dawn anymore.
Then she stopped running away
And sat on the grass.
And grassfairies
And moonfairies
And snowfairies
Were still beside her.
Snow readily made a jacket upon her skin.
And she cried
And cried
And cried for a week
And the forest disappeared
And now there was a sumptuous desert beneath her feet.
She cried for that too.
And she cried and cried again
Until with her tears and a little help from Moon she filled up the desert with the mellow tears.
Then came a boat for her,
And she wasn’t alone anymore.
And she sailed through darkness and dawn
And through all tears and desperate thoughts
Which kept calm and silent in the water.
Behind her, sad water made a million strange storms
Born and dead the same time.
But sailing was boring
And storms weren’t really boring, but not nice enough to make her happy.
Parents and friends and life and everything else were forgotten.
Even that stupid dawn she had forgiven.
Wind took her upon its golden wings
And decided to take her home
Though she was now as indifferent as her parents had been.
Oblivion carved perfect dreams across her eyelids,
And life could now go by as it was before.
par mina
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Dimanche 2 décembre 2007
un coup de blues le dimanche soir, il paraît que c'est assez répandu, que ça s'appelle le syndrome de l'angoisse du dimanche soir.
ça me déprime rien que d'y penser.
et pourtant… ça résume bien les émotions mêlées de ces affreuses soirées du dimanche où je voudrais tant être ailleurs. le soir vient, il pleut, il fait nuit, je fais le même trajet immuable de chez mon père à chez ma mère. toujours les mêmes petites rues, le feu toujours rouge, la rue abel et ses cafés mornes qui ne s'éveilleront plus jamais, le magasin qui vend des oreillers, und so weiter. toujours pareil et pourtant toujours un coup au coeur en arrivant à la maison.
c'est le moment où les meilleurs souvenirs devraient au contraire revenir, m'envelopper, me consoler, me protéger de la déprime familière. je devrais me dire : "ah, quelle chance j'ai eue d'aller voir l'expo Courbet avec Amaury !! et en plus, je suis allée voir La Seconde Surprise de l'Amour à Nanterre avec papa, et c'était merveilleux, bref, j'ai passé un super dimanche"
et bah non. je me dis juste que je vais passer une autre semaine toute pareille et toute pleine d'angoisses confuses sur lesquelles j'ai du mal à mettre un nom. des choses idiotes du genre : je ressens confusément que je vais me planter en solfège, que la piscine mardi va être l'humiliation totale, qu'une certaine professeur va encore me prendre la tête, que je vais traîner des pieds dans mon coin, encore, jusqu'au prochain week-end.
alors je mets la musique de Gershwin rien que pour le grand crescendo de clarinette et l'explosion de couleurs du solo, au début. voir en couleurs change un peu le monde.
"You see the world in black and white
No colors, no light you can see"
(Coldplay)
pourquoi je me sens si fragile parfois ?
:(
courbet-le-bord-de-la-mer-a-palavas.1192084681.jpg
j'adore ce tableau. c'est vraiment celui que j'ai préféré, même s'il y a des oeuvres magnifiques dans cette expo. je crois qu'il s'appelle "Le Bord de mer à Palavas". je me demande ce que salue cet homme. bateau parti à l'aventure ? destin affranchi ? mer mystérieuse ? "an ocean of noise" ?
merci namour !! :)
par mina
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 30 novembre 2007
Passons aux choses sérieuses. je suis encore un peu sous le choc de ce que karine m'a dit tout à l'heure. il est incompréhensible, tout simplement. peut-être encore plus que dam's qui, lui, a une certaine logique.
je n'aime pas quand tu as mal.
je n'aime pas le voir se tromper comme ça.
je n'aime pas apprendre en cours de grec que tu n'as pas dormi de la nuit à cause de lui.
je n'aime pas penser qu'il n'y a que yann tiersen qui te console un peu du délire incompréhensible de R.
je pense qu'il y a comme un ptit problème quelque part. jalousie ? ras-le-bol général ?
j'ai même pas envie de chercher à le comprendre, je crois.
alors, passons en revue les charges de l'accusation. qu'est-ce qu'on avait dit tout à l'heure ?
acharnement ? injustice ? absence totale de logique ? torture morale ?
pff. je commence à haïr R., et rodinou me manque.
je suis désolée que tu souffres comme ça. je voudrais tellement t'éviter ça, merde.
je prie pour que ça s'arrête.
pour une fois, je souhaite que tout redevienne comme avant.
courage. c'est toi même qui me disais il y a quelques jours que tout n'était pas perdu.
hum.
;(
par mina
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 30 novembre 2007
wild-things-1.jpg

That very night in Max's room a forest grew
and grew —
and grew until his ceiling hung with vines
and the walls became the world all around
and an ocean tumbled by with a private boat for Max
and he sailed off through night and day
and in and out of weeks
and almost over a year
to where the wild things are.

Maurice Sendak, Where the Wild Things Are.
(en français, Max et les Maximonstres)

i love this book =D
je le trouve merveilleusement poétique, et je me souviens qu'il m'avait beaucoup marquée quand j'étais une petite fille curieuse qui n'avait pas peur des gentilles Wild Things. on a tous un ptit côté Max quelque part, je crois.
par mina
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Jeudi 29 novembre 2007
les Latins avaient un incroyable sens de la poésie, vous ne trouvez pas ? lana, tu te souviens comme moi, je pense, du texte où le poète était si heureux qu'il disait effleurer les nuages des pieds, marchant dans le ciel… j'avais trouvé ça magnifique.
Properce encore, le même poète, que nous avons traduit aujourd'hui.
vous savez que ces mots-là sont pour vous tous.

Tu modo, dum lucet, fructum ne desere vitae !
omnia si dederis oscula, pauca dabis.
Ac veluti folia arentis liquere corollas,
quae passim calathis strata natare vides,
sic nobis, qui nunc magnum speramus amantes,
forsitan includet crastina fata dies.

(juste pour le plaisir de la musique de cette langue…)

Mais toi, tant que le jour luit encore, ne renonce pas au fruit de la vie !
Tous les baisers que tu pourras donner sont peu de chose.
Et comme les feuillages qui perdent leurs couronnes desséchées,
Que tu vois flotter çà et là, tombés à la surface de nos coupes,
De même pour nous, amants aujourd'hui pleins de grandes espérances,
Demain viendra peut-être clore notre destinée.

mimi-pissenlit.JPG
par mina
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mercredi 28 novembre 2007
le voilà, l'article que vous attendiez tous… enfin, surtout toi choupinette. je te l'avais promis, eh bien le voilà.
je commencerai par les mots de karine elle-même, parce qu'ils disent bien ce que je veux dire aussi. les mots des autres sont importants, je les vois comme des rêves. avec l'accord de ma karine, à toi…


Sans titre

Amour ou amitié, c’est la question du jour,

Répondre à cette question, je ne suis pas faite pour.

Seule au fond de mon cœur, la solution se cache.

Perdue dans mes pensées je ne vois qu’une attache.

Elle est tout près de là, juste à côté de moi,

Mais elle est bien maligne et file entre mes doigts.

Le 22 novembre 2007 au soir…


il dit, tu sais, que les filles ne servent à rien, que les filles sèchent les contrôles pour avoir des bonnes notes, que les filles ne pensent qu'à leur prochaine paire de chaussures.
il dit que les filles sont inconstantes et hypocrites.
il dit que leur coeur change comme le vent tourne entre les feuilles des arbres.
il dit que, de toute façon, il s'en fout.
il dit que, merde, tu devrais t'en foutre aussi. il répète : "mais y'a plus grave dans la vie, non ?"
il dit que karine ci, karine ça, karine voilà, karine toujours, karine en un mot, en deux, en toute une vie auprès de karine.
il se trompe.
il sait que tu, il, je, nous souffrons.
il sait qu'amour ou amitié est la question du jour.
il sait que tu es extraordinaire, il sait qu'il a de la chance, il sait qu'il fuit et fuira encore.
il ne fait que courir à travers la tempête.
prends ton élan et cours, cours très loin ;  jolie philosophie de la vie.
hakuna matata, philosophiiiiiiiiiie !! (ça, c'était le détail comique du jour ^^)
tout fout le camp, karine, tu sais bien.
il est parfois injuste mais nous lui pardonnerons.
il peut paraître insensible mais il a un coeur immense et tu le sais. s'il se penchait pour écouter la mer, il l'entendrait aussi pleurer de chagrin.
il est jaloux, il t'envie, il critique, il se moque, il éclate, il se trompe, encore.
il sent bien qu'amour ou amitié, la question ne se pose pas pour toi.
il sait aussi que l'espoir fait vivre — il te l'a bien assez entendu dire.
il n'a en fait pas peur du mot existentiel !
je lui fais confiance comme je te fais confiance, même si les hommes sont définitivement incompréhensibles.
votre relation faite d'un peu de silence et de beaucoup de rêve a de l'espoir.
je t'aime.
la suite plus tard  ;)
par mina
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Dimanche 25 novembre 2007
désolée les gens, j'ai oublié de mettre un titre à mon chef-d'oeuvre précédent. du coup, voilà qu'overblog m'affiche "article sans titre", c'est malin !

200px-Cheshire-Cat-Disney.jpg(ça, c'est pour toi karichoupinette !)
par mina
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Dimanche 25 novembre 2007
mais mais mais !!!  une semaine sans blog, rien ne va plus ! je m'excuse de vous avoir laissés "poireauter" comme ça (pour mes quelques fidèles visiteurs adorés).
high time to stop this now :)
petit bilan d'une semaine partie dans tous les sens…
une semaine à angoisser - râler - attendre - crier - réfléchir, et d'autres encore.
une semaine à trop parler peut-être. j'ai parfois cette impression.
— Tais-toi et écris ! (lol)
une semaine à être épuisée aussi, à ne faire rien de bon, à espérer que ça s'arrête.
ça a fini par s'arrêter effectivement. une mini-renaissance alors ? (lanachérie, tu vois, l'ami René n'est jamais très loin en ces temps de brumes et de rêveries…)
une semaine à attendre que Monsieur Andante Amoroso me rende ma feuille de solfège. mais ça, c'est pas grave, merci, victor, heureusement que t'es là pour me donner envie d'aller au solfège chaque lundi :D
une semaine à attendre ce formidable week-end avec mon papa.
la semaine d'un double anniversaire, dont l'un a été "célébré" ici. deux anniversaires qui, curieusement, restent en travers de la gorge, ou comment avoir plus mal encore lorsqu'on se souvient.
(à ce propos… quelqu'un connaît la devise du Québec ? c'est Je me souviens. c'est beau, je trouve. vive le canada, quoi)

la semaine où je suis allée voir le spectacle de Raimund Hoghe à Beaubourg, aussi. ça, ça mérite d'être raconté.
Raimund Hoghe, c'est un ancien assistant de la chorégraphe Pina Bausch ; aujourd'hui, il met en scène et danse lui-même ses propres spectacles. sauf que Raimund Hoghe est bossu. si si. et son corps, si différent de ce que l'on attend normalement d'un danseur, réalise à chaque fois quelque chose de magnifique. je l'ai vu vendredi et je n'avais jamais rien vu de tel. il avait l'air si fragile et si fort à la fois lorsqu'il est entré sur la scène et a commencé à en faire le tour, lentement, plusieurs fois, en une marche régulière et un peu déformée, comme pour montrer, tout simplement, la douleur, la fatigue, la lassitude. ensuite, quelque chose de sublime, simplement sublime, avec plusieurs danseurs. l'un d'entre eux, comme un rêve, une danse irrésistible. deux heures fascinées à regarder, rêver, ne pas se poser de question. et puis, quand j'ai compris que c'était fini, le coeur qui se décompose, qui éclate de compassion, d'admiration, de plein d'autres choses en -tion. des larmes, pas de tristesse, mais des larmes comme il paraît qu'on en a devant le spectacle pur de la beauté.
voilà tout ce que je dirai sur Raimund Hoghe ; au-delà, rêve et souvenir se mêlent.

Fureur et mystère tour à tour le séduisirent et le consumèrent. Puis vint l'année qui acheva son agonie de saxifrage.
(mais c'est René, évidemment !)

bref, c'était magnifique :)
sinon, quoi d'autre ? ah, les expos du week-end !
par exemple, l'installation extraordinaire de Kiefer au Louvre, quelques gouttes de rêve entre les colonnes du musée.
au fait, pour ceux qui se posent la question… "sternenfall", c'est de l'allemand, ça veut dire Chute d'étoiles et c'est emprunté au titre d'une exposition de cet artiste allemand, Anselm Kiefer, peintre et sculpteur adoré depuis longtemps. j'aimerais bien vous montrer une de ses oeuvres, mais je crains fort la législation pour les droits d'auteur et tout ça, excusez-moi ^^
sinon, allez tous à la Fondation Cartier, c'est une très belle exposition en ce moment. Lee Bul, Robert Adams, c'est beau, c'est magique, même féerique, ça devrait plaire à milk-shake girl, une fois qu'elle sera sortie de son lit...  ;-(

bon, je vais ptêtre m'arrêter là, non ? je vais garder des forces pour vous écrire à nouveau cette semaine :)

pour finir, je dirai un merci sans égal à maumory. j'ai dit plus haut que, parfois, je parle trop, mais ça ne vaut pas pour cette fois, au contraire, c'était merveilleux, c'était génial qu'on parle enfin comme ça. j'ai confiance,  je t'aime, je rêve, je garde les yeux ouverts, je souris, je t'aime.

luv à vous tous, et à très vite,
mina.
par mina
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 19 novembre 2007
tu as 50 ans aujourd'hui, je crois.
tu es parti depuis presque deux ans.
le trou s'est refermé peu à peu. la peau à vif a cicatrisé maintenant.
la glace a avalé un paquet de souvenirs, a déchiré ton visage au fond de mon coeur, a étouffé les cris qui voulaient encore me parvenir.
elle ne pleure plus, tu sais.
elle ne veut pas que je t'écrive. moi non plus, d'ailleurs. pas vraiment.
joyeux anniversaire tout de même.

A flash, while you are getting dressed
A memory that needs to be repressed
I'll just wait until it's over.
Since you've gone away,
I never know just what to say…
Since you've gone away,
I never know just what to say…

Arcade Fire - Cars and Telephones
par mina
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus