Lundi 10 mars 2008
ça y est, here we go again, c'est reparti, vous sentez peut-être comme moi le poids des journées qui se traînent, à peine ensoleillées d'un sursaut d'enthousiasme. (ensoleillées me semble le terme exact, vu l'eau qui ruisselle doucement le long du toit au-dessus de ma tête, une fois respiré le vent qui gronde dans la cour, une fois humé le parfum (façon de parler, n'est-ce pas) d'une tulipe qui, sur mon bureau, tourne sa couronne blanche vers la pluie au-dehors, avec envie…)
et pourtant Paris me plaît encore, même si tout mon être se réjouit d'avoir, pendant quelques jours, pu respirer un air plus pur, un air propre et figuré d'ailleurs. j'aime aussi ces rues où l'on croise un arc-en-ciel imprévu, les nuits qui paraissent presque tièdes, surtout lorsqu'en un bond, je quitte à la fois le train de nuit et la dernière minuscule sensation qui me rapprochait encore de Val d'Isère.
(les photos arrivent bientôt, promis ^^)
je me sens d'une humeur furieusement remontée contre une institution archaïque, complètement dépassée, élitiste, poussant les gens à la compétition et formant sur le CV une tache disgrâcieuse que je m'empresserai d'effacer en temps voulu. suivez mon regard. ou comment se garantir une rentrée des classes des plus sereines, des plus reposantes, des plus encourageantes pour la suite.
je me suis fait traiter de Joan Baez l'autre jour — le 8 mars, tiens tiens. pas absolument certaine qu'il s'agisse d'un compliment de sa part, mais je lui pardonnerai, pour le plaisir de voir le visage radieux de Simone et d'autres femmes orner le Panthéon. Aux grandes femmes, la patrie reconnaissante ?!
je ne tiens pas à relancer le débat ici même, mais je ne peux pas résister : franchement, vous supporteriez de voir en couverture d'un célèbre magazine le délectable portrait du derrière de Proust, de Gide ou de Sartre ?! c'est un argument de dire que cette photo rendait Simone femme, et brisait son (soi-disant) image d'intellectuelle froide, et qu'on peut donc la considérer comme une victoire du féminisme ?
Quand on veut, on peut.
Quand on veut vraiment, on trouve.
On prouve.
Frère Animal - La chanson du DRH
je suis allée acheter le roman musical d'Arnaud Cathrine et Florent Marchet, bien sûr, il serait même plus exact de dire que je me suis précipitée dessus ! ces deux-là ont tous les talents.
j'aime leurs voix, leurs écritures, leur texte à deux mains, leur musique, leur oeuvre.Quand on veut vraiment, on trouve.
On prouve.
Frère Animal - La chanson du DRH
moi aussi, j'ai une envie terrible de prouver, je crois.
je voudrais avoir écrit Les Faux-monnayeurs. à défaut, je me contente d'adorer ce livre, plaisir très égoïste, fascination, reconnaissance ?
je voudrais être un Edouard.
je voudrais moi aussi trouver, prouver, trouver, dire, avaler une fameuse gorgée de ce poison, ou me taire.
et lui croit encore qu'il "me doit" quelque chose. si tu continues comme ça, J., c'est moi qui vais te devoir beaucoup, beaucoup de choses. Orion t'est déjà dédié, crétin.
réflexions un peu décousues, je sais. j'espère que vous avez passé de belles vacances, que vous êtes pleins d'énergie pour attaquer la suite. moi, j'ai une étoile toute bleue accrochée à mon sac et à mon coeur, je crois que ça va aller :D
les élucubrations habituelles continuent ; auparavant je voudrais remercier quelques petits "tiny masters" qui ont été avec moi, qui m'ont rendue si heureuse, qui m'ont rassurée, qui méritent des "tender hugs" par centaines...