Vendredi 19 septembre 2008

j'ai oublié de vous dire que grâce à vous, la semaine la plus éprouvante de ma vie se termine en une pluie de sourires.
j'ai oublié de vous dire que je n'oublierai jamais ces 17 ans ensoleillés.
j'ai oublié de vous embrasser, je crois.
j'ai oublié de remercier tous ces gens qui ont mis un point d'honneur à me souhaiter cet anniversaire.
j'ai oublié de serrer fort contre mon coeur vos cadeaux — fleurs sucrées, paquets froissés sous les doigts, DVD magiques, billet coloré, et surtout boîte à berceuse pleine de mots.
j'ai oublié de vous dire que vous m'avez si bien comprise. Vos cadeaux disent que je suis cet être de paroles (Mercutio, sors de ce corps !) qui a ce besoin viscéral de lire et de retourner entre ses doigts des petits papiers. Et qui a besoin d'être rassurée.
j'ai oublié de dire à Laure que son gâteau était délicieux, à Laurène que j'aime bien regarder les nuages avec elle, à Damien que malgré le vent les bougies étaient chouettes, à Victor que j'aimerais bien avoir des cheveux verts frisés…
et à Karine et Lana qu'elles ont assuré. machiavéliques comme jamais (qui l'eût cru ?!), elles ont su trouver le chemin pour se faufiler dans un coeur durci. Mon coeur.
j'aimerais que cette journée recommence. non pas pour être à nouveau reine d'un jour, ce qui ne m'intéresse pas trop. mais pour avoir le temps de vous dire tout ça.
thanks a lot. 
Par mina
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Mardi 16 septembre 2008

Sieben Rosen hat der Strauch,
Sechs gehör'n dem Wind,
Aber eine bleibt,
dass auch ich noch eine find.
Sieben Male ruf ich dich,
Sechs mal bleibe fort,
Doch beim siebten Mal versprich,
Komme auf eine Wort,
Auf eine Wort.

Sept roses sur le rosier,
Six sont pour le vent,
Il en reste une
Que j'aie aussi ma part de roses.
Sept fois je t'appelle,
Six fois, reste loin
Mais à la septième, promets-le moi
Viens dès le premier mot,
Dès le premier mot.
(Bertolt Brecht)
Je ne sais plus quoi dire.
Par mina
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Vendredi 12 septembre 2008
Je n'ai pas trouvé de dessin où le Cat in the Hat fait sa mimique triste. Mais ce sourire tristement tourné vers le bas, ces joues gonflées par les larmes et des paroles retenues, j'ai l'impression de l'avoir en permanence sur mon visage. Comme une ombre il glisse sur ma peau, se fixe sur mes joues.
Prévenez-moi lorsque j'aurai à nouveau le droit de garder les yeux ouverts.
Pour la première fois, je vous demande de ne pas faire de commentaires. Je rappellerai seulement le mal que les petits désaccords par blogs interposés ont causé dans nos histoires.
Celui qui se tait n'est pas celui qui souffre le moins.
Par mina
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Dimanche 7 septembre 2008

We had joy, we had fun, we had seasons in the sun ; que reste-t-il ? L'angoisse insurmontable et les retours à pied dans les nuits qui se veulent encore tièdes. Au petit matin, demain, que restera-t-il ? La même chose, et un peu moins.
Without my heart, what can I do ? Mon coeur me manque. Mains taries, yeux aveugles, silence contrit. Par conséquent je ne fais rien de bon. Je n'ai même pas osé croiser son regard. Je hais les cinéphiles du samedi soir.
Est-ce que je vais me mettre à craindre la lumière du jour ?
Par mina
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Mardi 2 septembre 2008
C’est reparti, on dirait. Après la plus belle fin de vacances de toute ma vie, rendez-vous avec vous pour un premier regard, timide, apeuré, forcément maladroit, sur cette maudite Terminale.
Je ne sais pas comment dire, alors je voudrais remercier quelques-uns d’entre vous qui m’avez écrit les mots les plus beaux de la terre. Vous me pardonnerez de vous les emprunter. Je ne saurais trouver de plus jolie façon de le dire. Vous vous reconnaîtrez, je crois  =)
“La Terre est bleue comme une orange”
“Non, un roman n’avance pas. Il se brode, grandit, vacille, contourne, prend son envol.”
“… je réalise que l’amitié reste intacte après tous ces mois de séparation.”
“Je t’embrasse d’une île à une autre.”
“Mais tant que l’on a les rochers escarpés, le romantisme est sauf.” (et le plus beau mot de la terre encore une fois)
Vous comprendrez qu’avec un tel comité d’accueil, le retour à Paris est auréolé de soleil, même si ici, il fait parfois froid et angoissé. Merci pour vos lettres et pour vos rires (et vos soufflements de narines, dédicace spéciale)
j'ai le syndrome "retour en terres civilisées" : dans la rue, je suis désarçonnée par le bruit, l'agitation, le monde, et je prends chaque personne que je croise pour un ami. et j'ai envie de me ruer sur les cinémas (vous m'incluerez dans le mausolée Truffaut ?! s'il vous plaît !), les librairies et les Fnac (et certainement pas d'aller m'enfermer dans un lycée, mais bon)
alors voilà, on respire et ça repart, merci encore à tous pour ces bons moments, il est temps maintenant de rassembler toutes nos forces pour se jeter dans la bataille.
en ces temps de rentrée littéraire (ahem), j'annonce aussi la poursuite, "haut et fort", de ce blog. il aura un an en novembre, vous vous rendez compte ? il faudra faire avec l'emploi du temps chargé et la musique et les ratons laveurs, mais je promets d'être encore là, in some form.



parfois j'imagine une autre vie… où tu épouserais George et moi Paul et où on ferait des duos de ukulele avec des moustaches de morse… mais je vais mieux tu sais… tu es un remède naturel à l'angoisse et aux idées grises…



Découvrez The Beatles!
Par mina
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Dimanche 10 août 2008
chers tous,
me voilà - brièvement - de retour à paris. et demain, déjà, je serai loin à nouveau. j'irai inspirer très fort le bon air humide et imprégné de terre de Normandie, j'irai donner des coups de pieds dans les pissenlits, j'irai fouiller dans les souvenirs et j'irai regarder le ciel changeant.
donc, voilà, ceci n'est pas vraiment donner de ses nouvelles, je sais. à peine le temps d'aller piétiner pendant deux heures dans une expo critiquable, c'est le moins qu'on puisse dire (Traces du sacré à Beaubourg). à peine le temps de mettre le nez dehors pour regarder, avec curiosité, à quoi ressemble Paris en août. sous mes fenêtres, les marronniers se teintent déjà de roux. le sol est humide, les jardins publics délaissés, les âmes errent dans mes rues que je peine à reconnaître sous cette lumière tristounette. sur le mur de mon immeuble, quelqu'un a écrit : "juifs Sarkozy voleurs". je suis choquée. c'est dur de revenir et de ne rien reconnaître. mon exil de cinq semaines dans un lieu où, où que mes yeux se tournent, j'ai l'impression de ne rencontrer que la beauté la plus pure et touchante, m'a fait perdre pied avec la réalité parisienne, avec l'existence même.
j'espère que vous passez un bon été.
moi… pour moi, il y a des choses dont il est difficile, encore à présent, de se remettre. maintenant, eh bien, on s'accroche et on s'en remet. maintenant, on file à la campagne, on retrouve le uke tant aimé, on rassemble des bribes d'espoir, on découvre que la mode est au retour du folk (I am such a coward / I could win a award / You may not believe me…), on attend avec impatience d'aller voir Batman (cela nécessite quelques explications, d'accord, je vous en reparlerai), on fait développer les photos de Corse pour apprendre à se souvenir. et on espère avoir de vos nouvelles vite vite vite.
things under my bed… ce sont peut-être des maximonstres ?!


une photo qui, pour moi, est juste synonyme de bonheur. c'est ma nièce Clélia  =D =D
Par mina
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Mardi 8 juillet 2008
fin d'une période, semble-t-il. la Première, c'est fini, je l'ai douloureusement senti, hier, à la Sorbonne. (non pas quand un jeune homme m'a accostée dans la rue : "Tu viens t'inscrire en médecine ?!" euh non désolée) la fin de quelque chose qui a été très beau et très agréable. allez, mina, la ferme, ne t'étends pas sur tes regrets, sur tes bonheurs, sur ton blablabla essentiel et existentiel.
vous serez — où ? à Berlin, en Corse, en Grèce, à Oxford, en Croatie, en Australie, à un stage de musique, à Saint Pétersbourg ? donc, nous, qui avons vécu ensemble un an, nous voilà dispatchés (argh, pas beau le mot), nous faisant de grands signes de mains depuis l'autre bout du globe.
ça m'empêchera pas de vous écrire et de vous aimer.
pour l'instant, ce blog prend ses quartiers d'été — vous me revoyez, peut-être, le 9 août.
entretemps, un mois pour réapprendre à me sentir chez moi quelque part.
un mois pour apprivoiser de grands tourments, de grandes ambitions.
je penserai à vous, oh oui. beaucoup de textes écrits, pas encore lus, des fois je me demande si ça intéresse encore quelqu'un, enfin bref, heureusement que vous êtes là hein.

j'ai trouvé la chanson de l'été (PS : au ukulélé, ça fait très bien)(cam ne te sens pas visée surtout :p)

BRAZIL

Brazil, where hearts were entertaining June
We stood beneath an amber moon
And softly whispered "Someday soon, someday"
We kissed, we kissed
And clung together again
Then the morning found me miles away
Tomorrow was another day
Now, when twilight dims the sky above,
Recalling thrills of our love
There's one thing that I'm certain of
Return I will to old Brazil…


je retourne à la quête de mon propre Brazil. le pays où le mal du pays-qu'on-n'a-pas-encore-trouvé cesse de se faire sentir.
éternelle reconnaissance à vous tous.
luv

Par mina
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Vendredi 4 juillet 2008


here we are =)
pour ceux qui se (et me) poseront la question, je fais comme camille, na. donc, oui, mon oral s'est bien passé, merci, c'était ce matin à 10h. Le Jeu de l'Amour et du Hasard - théâtre, mon amour ! quelle question ? ce fut donc:  "Comment cette scène illustre-t-elle le principe de la double énonciation propre au théâtre ?"
un gros gloups, et puis on y va. c'est quoi, déjà, la double énonciation ? examinatrice impassible mais se révélant capable de sympathie et même d'émotion (autour de la poésie de la mise en scène du Mariage de Figaro, sisi), et même souriante : le portable qui sonne, une fois, bon ; deux fois : "oh, excusez-moi, je ne veux pas l'éteindre… en fait c'est ma fille qui essaie de me joindre… c'est les résultats du Bac aujourd'hui, et elle est en TL…"
impression positive. sensation de triomphe éblouissante. Marivaux, je vous aime.
maintenant, c'est fini, vient le temps de faire la fête et d'être heureux.
bye bye school, bye bye Mme X., life is mine now. and so will it be now. no one can steal it from inside my hands.
et vous, et vous ? pour ceux qui y sont, pour ceux qui vont y être bientôt, je vous souhaite bonne chance… et pour les autres, quoi que vous ayez fait, bravo.
Par mina
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Mardi 1 juillet 2008
my own Berlin - which I did invent, which I'm dreaming of. This Berlin, the one Rafael will meet, perhaps.

We were in a small café
You could hear the guitars play.
And back from the Bahnhof
On and on we went,
Your hips into my arms,
And our eyes did not dare to meet each other.
And back from the café
'Till the sound of guitars went off
From the permanent buzz in our ears.

And we could imagine
As in the streets nude and sharp
A red moon shone on us
Crowd of vagabonds
Pushing their feet on dislocated cobbles
And kids playing darts in the ruins.
Oh cities in ruins…
Down by the Mauer,
Down we went.
I hadn't heard your voice for years,
I was wondering
Will I be able to recognize your words ?
And down by the Mauer
We stopped there when the barbed wires sank into our skin.
Your fingers were clutching at my arm.
I was brave enough to look at you,
And to take you back,
Back from the Mauer
On and on we went.

Our bodies wet under
The rain,
We did step into ruins
Memories of antique splendour.
And rain kept falling on us through the houses,
Oh how many nights left
Before we stop prowling around,
And before the mermaids' voices
Let us drown into the sea ?

On and on I went alone,
I was back from despair.
Found myself alone in the Bahnhof
With a single lock of your hair
That your hands had done in a plait.
J'ai bu à longs traits
The vial of love they gave to me,
Met buskers in a small café,
Found burglars inside my house,
But I was back from despair's land
With a single lock of your hair.
Par mina - Publié dans : Songs of Love and Hate
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Vendredi 27 juin 2008


The end of a century
Brought a change to you and me
Both of your eyelids were shut
and I was nowhere to be found
I will lay down in the fields I cross
and hold tight the last flower you gave to me
I will keep myself safe,
safe and free
Far away from their goodbyes
Far above the willow trees
I pray for the next step to come, after all
Vagabonds will pass by
and make the dust on the road softer beneath my feet
and I will whisper to mirrors and black holes
and to the grown-up children I'll meet
'Oh please burn down my house
And we'll build a mausoleum
Or give the very heart of it
To noble thieves
Like in days of old'
In the mausoleum where the wind will blow
and I'll sow seeds of yellow roses
so that ashes won't blot their petals
'Oh elope with me' I would pray
'and we'll meet at the muddy river
where the waters meet and where the nightingales sing
and I'll put the crown on both of our blond hair'
But the wind's still scratching the hill
And poppies brushing against the earth
As if  they were waving goodbye to you and me
and I will curtsy to the moon

on aura beau manger des glaces au chocolat - regarder des couchers de soleil dramatiquement émouvants - pleurer sur un texte - s'asseoir sur la moquette d'un cinéma - s'extasier sur un autre Prince - aller chercher son premier Vélib' comme une grande - inventer des mélodies sans visage
ça le fera pas, je crois.
Par mina - Publié dans : Songs of Love and Hate
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